SXSW, ou le Festival de Cannes à Austin

Résumer un périple de 5 jours au South by Southwest est un exercice passablement difficile.  Après maintes réflexions, nous avons eu une idée de génie : faire appel à l’expertise du renommé jury de Cannes. C’est donc avec plaisir que nous sommes heureux de vous annoncer les heureux récipiendaires de cet heureux premier Festival de Cannes musical à Austin.

Heureusement vôtre.


Le tapis rouge

Palme d’or : Earl Sweatshirt

Nous avons vu beaucoup de spectacles hip-hop pendant la semaine; la surdose était tout près. Du lot, le membre d’Odd Future, accompagné par Flying Lotus, a réussi à se démarquer grâce à ses punch lines incisives et son flow rigoureux.

Prix d’interprétation féminine : Angel Haze

La soirée s’annonçait pénible : des mauvaises premières parties, un bar douteux, une foule amorphe… puis, vers les premiers coups de minuit, la rappeuse de Brooklyn est venue sauver la soirée. Son attitude cinglante et son ardeur au micro ont finalement conquis le public.

Prix d’interprétation masculine : Charles Bradley

Bradley est une légende du soul qu’on sous-estime trop souvent. Dans le cadre d’un spectacle pour promouvoir l’étiquette Daptone Records, il a volé la vedette avec ses envolées vocales à couper le souffle.

Prix de la jeunesse : Tommy Kruise


« Les internet se rencontrent », a clamé le producteur Tommy Kruise en faisant allusion aux multiples rencontres qu’il a fait au SXSW.  Du haut de ses vingt-trois ans, il peut maintenant aspirer à une carrière internationale. Il a jeté à terre une foule allumée au beau milieu de l’après-midi, dans un salon de barbier avec ses rythmes lourds riches en basse.

Prix de la mise en scène : Flatbush Zombies


Dans un hangar lugubre, des rappeurs se succèdent sur scène sans jamais vraiment se démarquer. En milieu de soirée, Flatbush Zombies fait une entrée déjantée sur scène. À la manière des lutteurs, chaque membre du trio hip-hop est présenté de façon vive par Rosenberg, l’animateur vedette de la radio new yorkaise Hot 97.  Habillés de cuir, les rappeurs ont livré une prestation théâtrale et suintante.

Palme Queer : Mykki Blanco


Mykki Blanco a présenté son queer hip-hop coloré en terre texane plus ou moins redneck. En fin de soirée, après plusieurs spectacles décevants sur une scène extérieure taillée dans le roc, il a égayé notre soirée, comme en témoigne cette photo ci-dessus.

À visionner ci-dessous : une rétrospective signée Mathieu Cauchon !

SXSW 2013 / CISM 89,3 from Mathieu Cauchon on Vimeo.

CISM et SXSW: ce n’est qu’un aurevoir…

L’aventure SXSW est maintenant bouclée…enfin, presque. Les gars d’On prend toujours un micro partagent avec nous leurs derniers moments à Austin.

Le sprint final de l’aventure SXSW est finalement arrivé. Samedi et dimanche seront pour nous les deux dernières occasions de profiter des concerts gratuits, des consommations alcoolisées sans frais et de la folie généralisée qui règne dans la ville !

Samedi 17 mars

La journée commence assez tard pour nous,  signe que la fatigue commence à nous rattraper.

Nous nous dirigeons donc une dernière fois vers le fameux Fader Fort. Arrivés sur le site, nous assistons au concert du duo Inc. Il n’y a pas de failles majeurs dans leur prestation, mais leur musique lente et langoureuse peine à capter l’attention du public. Les prochains artistes à monter sur la scène sont Earl Sweatshirt et Flying Lotus. Earl interprète des nouvelles chansons de son prochain album pendant que Fly Lo s’occupe des platines. Il s’agit assurément de l’un des trois meilleurs concerts de la semaine!

Par la suite, nous nous dirigeons vers un hangar vaste pour la présentation du showcase Boiler Room. Malgré quelques ennuis techniques, Shlohmo puis le duo Mount Kimbie réussissent à nous transporter rapidement dans leur univers. Le prochain artiste à prendre d’assaut le stage du Boiler Room est nul autre que Lunice. Il offre au public texan une prestation très énergique ponctuée par les apparitions surprises des rappeurs The Underachievers, Flatbush Zombie et Mykki Blanco (pour ne nommer qu’eux).

Tout de suite après Lunice, notre prochain arrêt est un party sur un toit pour voir performer Koriass. Le rappeur québécois réussit à faire danser un public malgré le fait que celui-ci ne comprenne rien aux paroles des chansons. La soirée se termine avec le concert du groupe rap scandinave Karpe Diem. Encore une fois, ce n’est qu’une minorité du public qui arrive à comprendre les paroles norvégiennes,  mais tout le monde s’amuse quand même en se laissant porter par la musique!

Dimanche 18 mars et lundi 19 mars

Officiellement, le festival se termine en soirée, il ne se passe pas grand chose le dimanche. On en profite pour relaxer au bord de l’eau en après-midi.

Notre aventure se termine officiellement lundi. La ville d’Austin semble avoir hâte que les touristes retournent chez eux et ça tombe bien parce que nous, on a très hâte de retrouver le confort de notre lit!

À VENIR : Une récapitulation des meilleurs moments de la semaine à l’émission On prend toujours un micro. Dès 16h sur nos ondes !

CISM au SXSW: Jour 4 !

15 mars

Plus de la moitié de l’aventure SXSW est complétée pour nous. Grosse journée pour toute l’équipe aujourd’hui avec beaucoup de concerts, d’entrevues et de péripéties.

On commence la journée au showcase M pour Montréal à Planète Québec, question de pratiquer notre français un peu. Accompagné par cinq musiciens, Peter Peter chauffe les planches, malgré une foule peu réceptive. Koriass suit avec un set mêlant hip-hop et interventions humoristiques. « Thank you, Fort Lauderdale », scande-t-il.

On assiste finalement à une solide prestation de Karim Ouellet et ses musiciens. Son claviériste Claude Bégin nous démontre toute l’étendue de son art en jouant avec un verre à la main.

Nous profitons de notre passage dans le quartier général des Québecois pour poser quelques questions à Koriass et Lisa Leblanc.

On se dirige ensuite pour une 2e fois cette semaine au fameux Fader Fort. On arrive juste à temps pour réentendre les derniers moments du prestation du duo électro house Disclosure. Le rappeur d’Atlanta Future enchaîne avec une courte performance relativement décevante. Ses chansons sont toutes coupées de moitié, et son dj passe son temps à interrompre la musique pour faire chanter la foule…

Prochaine destination : Austin Music Hall pour l’un des plus gros showcase rap de la semaine. Pusha T  se démarque en donnant l’un des bons spectacles de la semaine, contrairement à Raekwon. La soirée atteint son paroxysme avec une performance que nous attendions tous, celle de Kendrick Lamar. Le rappeur californien interprète plusieurs morceaux de son dernier album, Good Kid MAAD City, au grand plaisir des quelques milliers de personnes présentes dans la salle. Sa voix manquait toutefois de tonus, comme quoi SXSW peut s’avérer épuisant.

La prise vidéo de la journée pour On prend toujours un micro: l’amazing Lisa Leblanc !

Lisa Leblanc SXSW. from CISM 89,3 fm La Marge on Vimeo.

CISM au SXSW: Jour 3 !

SXSW Jour 3 : Il y a quelques jours,  le trio d’On prend toujours un micro quittait Montréal pour se rendre au célèbre festival texan. CISM vous partage ici leurs impressions et autres moments de bonheur.

Après une journée perdue dans les transports et une autre de rodage, nous étions prêts et mieux organisés que jamais pour affronter la décadence musicale de SXSW.

14 mars

Première destination au programme du jour: un salon de beauté appelé Joie de Vie pour la présentation du showcase Live for the Funk. Les beatmakers canadiens Tommy Kruise, Ryan Hemsworth et le duo Grown Folks ont tous fait vibrer la place à leur façon.

TOMMY KRUISE SXWX from CISM 89,3 fm La Marge on Vimeo.

Nous avons ensuite pris une petite pause de concert pour aller interviewer le très occupé Karim Ouellet, qui revenait d’une croisière. «Je n’aime pas les fusils. J’ai failli tiré mon ami Claude Bégin au stand de tir l’an passé parce que j’étais distrait », nous confie-t-il.

La journée s’est poursuivie avec un programme sous le signe du rap new-yorkais,  où nous avons pu voir performer (et suer) les gars de Flatbush Zombies qui portaient tous des t-shirts en cuir. S’en est suivi une performance du « trap lord» en personne, ASAP Ferg.

Tout de suite après, nous nous sommes dirigés vers le concert extérieur du légendaire rappeur du mouvement queer hip-hop Mikky Blanko. En plus d’avoir livré une des meilleures performances de la semaine, Mikky a aussi pris le temps de chiller avec ses fans (nous), au plus grand plaisir de notre comparse Laurent Mêlé.

Pour terminer le tout en beauté, on s’est ensuite dirigé vers un semblant de hangar abandonné dans lequel régnait une ambiance qui rappelle beaucoup celle des raves européens. Le duo londonien Disclosure nous a surpris en donnant un dj set agrémenté de plusieurs instruments. Le dj Rustie a par la suite enchaîné avec un set de «trap festivalier» à haute teneur en basse fréquence.

Le plan pour aujourd’hui: Peter Peter à Planète Québec, Future au Fader Fort et Kendrick Lamar aux petites heures du matin.


CISM au SXSW: Jours 1 et 2

BROUHAHA LOGISTIQUE ET DÉCADENCE MUSICALE À SXSW

Le soleil dévoile ses plus beaux rayons à Austin. Nous sommes ici depuis maintenant deux jours. Beaucoup de péripéties et de spectacles ont ponctué notre routine texane. Bref retour.

Mardi 12 mars

On nous avait promis que l’aventure SXSW en était une pleine de rebondissements. Cette rumeur s’est rapidement confirmée pour nous. Problèmes de billets d’avion, douaniers américains qui décident de nous retenir pendant trois heures sans aucune raison apparente, et une escale non-planifiée à Chicago: voilà qui résume bien notre première journée très riche en temps d’aéroport mais très pauvre en concerts.

Tout de même, nous avons vu le duo de DJ de Los Angeles Classixx. La basse était riche en décibels. Dans le hood de Planète Québec, Lisa Leblanc a offert une performance énergique et intime, nous racontant ses origines acadiennes. Le vedettariat québécois était au rendez-vous, de Marc Cassivi à Karim Ouellet.

Mercredi 13 mars

Après avoir croisé les boys de Flatbush Zombies et le célèbre intervieweur Nardwuar en allant récupérer nos badges et nos accréditations médias, on se dirige vers le Fader Fort pour une série de concerts et de consommations alcoolisées gratuites.

Le jeune groupe rap britannique Ratking nous a présenté une performance musclée qui plaçait la barre haute pour les groupes suivants.

Sky Ferreira a ensuite enchaîné avec un court concert au son plat et sans profondeur. La jeune chanteuse manquait d’énergie et semblait être sur un down de sucre…ou d’autre chose,  sait-on.

Tout de suite après, Ab-Soul, Schoolboy-Q, Action Bronson et Kendrick Lamar ont pris la scène d’assaut pour faire exploser le Fader Fort. Difficile de se tromper avec un quatuor de kings comme ça.

En soirée, les membres du groupe de rap américain The Underachievers ont viré à l’envers un bar aux allures de garage abandonné. Peu après, la rappeuse Angel Haze est venu sauver la soirée dans un bar à l’ambiance inexistante et aux premières parties peu inspirées.

Le pire (la douane américaine) est derrière ! Suit les péripéties de l’équipe d’On prend toujours au micro ici même, durant les prochains jours. À venir: entrevues, photos et critiques de concerts.

CISM au festival SXSW 2013: On prend toujours un micro y sera !

Oubliez les programmations qui s’étendent sur 4 ou 5 scènes, belles, propres et simplettes. Au festival texan South By Southwest, les performances se déroulent dans plus d’une trentaine de lieux différents: à l’extérieur comme à l’intérieur, le jour, le soir et la nuit. Cette année, l’équipe formée par Riff Tabaracci, Laurent Mêlé et Julien Poissant tente l’expérience.

Planifier notre horaire pour la semaine a été un casse-tête des plus complexes (encore plus qu’un casse-tête en 3D), mais également un des plus trépidants.

La semaine s’annonce très intense, mais nous sommes prêts ! Restez connectés au blogue de CISM dans les prochains jours pour vivre l’expérience SXSW à travers les critiques, entrevues, photos et vidéos que nous vous présenterons quotidiennement.

En attendant, voici une playlist avec des morceaux de 10 artistes qui seront à SXSW et qu’on ne veut absolument pas manquer.

1. PRINCE CLUB

2. KARIM OUELLET

3. KENDRICK LAMAR

Kendrick Lamar – Collect Calls (Unofficial) from High5Collective on Vimeo.

4. DISCLOSURE

5. MAC DEMARCO

6. HALF MOON RUN

7. EARL SWEATSHIRT

8. WIKI (RATKING)

9. RYAN HEMSWORTH

10. TORO Y MOI

Dans le cadre de leur couverture du festival SXSW, l’équipe d’ On prend toujours un micro te propose une programmation spéciale. Pour écouter la première partie, diffusée le 6 mars, c’est par ici; la seconde te sera présentée au retour de l’équipe en terre montréalaise. Ne manque pas ça !

Dans le micro-ondes: Pierre-Luc Massey

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Pierre-Luc Massey, la moitié des Stéréo-types.

Pour toi, CISM c’est : Une belle tribune pour connaître et surtout faire connaître de nouveaux talents artistiques. C’est aussi d’autres points de vue sur la musique, la politique, l’art, le ballon-balai…

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Je dirais The bedlam in goliath de (The Mars Volta), In rainbows (Radiohead) et peut-être aussi Le volume du vent (Karkwa).

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Louis XIV, afin de savoir si c’était confortable, finalement, les collants pour hommes.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Un heureux mélange d’Offenbach, Daniel Bélanger, Harmonium, Genesis (seulement la période de Gabriel), Supertramp. Ce qui est particulier, c’est qu’ils écoutent toujours ça aujourd’hui…

La pire ou la meilleure expérience en ondes : Les meilleurs moments sont toujours ceux où les auditeurs apprécient notre humour et notre personnalité, lorsqu’ils nous appellent ou quand ils nous envoient des fleurs.

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Je ne ferais surtout pas de concours de « frenchage » et je ne ferai pas gagner de voyage dans le sud.

À part la radio, quels sont tes projets : Finir mon bac comme un grand garçon et voyager. Écrire aussi. Peut-être.

L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : Je doute fort qu’un album de reprises soit un album parfait.

La radio au Québec a cruellement besoin de : Tantôt de rigueur, tantôt de vraies musiques. Celle qui nous transporte. La culture du vide domine trop le paysage radiophonique du Québec. D’où la pertinence de CISM.

On ne parle pas assez de : Des bons coups que l’on fait dans la vie. Du positif en général. Mais aussi, on ne se parlera jamais assez du programme spatial canadien.

Pour suivre les délires radiophoniques des Stéréo-types, avec Pierre-Luc Massey, écoutez CISM, le mercredi matin, entre 7h et 9h.

Par Marc-André Labonté

Le Festival des films de New York: 50 ans d’expérience

Le dimanche 14 octobre se terminait le marathon de plus de 2 semaines du 50e Festival des films de New York (NYFF). Pas celui de Tribeca, qui a lieu au printemps, mais bien celui organisé par la Film Society of Lincoln Center (Société des films du Centre Lincoln), une importante institution qui, depuis ses débuts, met de l’avant le cinéma international et les œuvres indépendantes étatsuniennes. Un lien étroit a été établi depuis longtemps avec, entre autres, le cinéma français, dès les premières grandes œuvres de la Nouvelle Vague. Le festival s’est ouvert avec le très attendu Life of pi d’Ang Lee.

Pour la première fois cette année, j’ai mis les pieds au NYFF. Voici quelques photos et liens pour un aperçu de l’aventure cinématographique new-yorkaise que je vous souhaite de vivre!

Les années 1960 au rendez-vous

Je l’avoue, je n’ai pas suivi la télésérie The Sopranos, mais j’étais curieuse de voir le premier long métrage du créateur et scénariste principal d’un des gros succès télévisuels américains : David Chase. Ce dernier présentait Not fade away, un film sur l’amour de la musique des années 1960, sur fond de changement peace and love et  dont l’action se passe au New Jersey. James Gandolfini joue d’ailleurs le rôle du père grognon, mais au grand cœur, qui tente de raisonner son fils qui ne vit que pour la musique. Parlant de musique, la supervision de celle-ci est réalisée par Steve Van Zandt. Pour les admirateurs de Bruce Springsteen, vous le connaissez comme membre du E Street Band.

Lors de la conférence de presse du film Not fade away avec Richard Peña, directeur du NYFF depuis 25 ans, le réalisateur et scénariste David Chase et le superviseur musical Steven Van Zandt.

Dans une très différente façon de revivre les années 1960, le dernier film de la réalisatrice britannique Sally Potter, Ginger and Rosa, retrace l’amitié de deux jeunes filles alors que la vie britannique (et mondiale) est secouée par la bombe atomique. Le film met en vedette Elle Fanning et la nouvelle venue Alice Englert, fille de la réalisatrice Jane Campion, dans les rôles titre.

Alice Englert a parlé de sa première expérience au grand écran, une expérience enrichissante. Sally Potter et Elle Fanning ont eu une connexion très particulière dès les premières rencontres de préparation du film.

Fraternité surprenante

Quand j’ai vu que le NYFF présentait une rencontre entre les réalisateurs Brian De Palma (Carrie, Scarface) et Noah Baumbach (Margot At The Wedding, Greenberg), j’ai trouvé le choix un peu louche. Et pourtant! Bien que l’ensemble des œuvres des deux artistes soit très hétérogène, les deux hommes sont amis depuis un certain temps, chacun admirant la filmographie de l’autre. D’ailleurs, saviez-vous que les deux compères forment une petite fraternité de réalisateurs, avec entre autres Wes Anderson, qui se consultent à propos de leurs prochains projets? Brian De Palma a d’ailleurs mentionné que la fraternisation entre les réalisateurs se faisait rare chez les nouvelles générations. Ils étaient également à New-York afin de présenter leurs plus récents films : Passion et Frances ha. Vous pouvez voir la conversation à partir d’ici.

Les réalisateurs Brian De Palma et Noah Baumbach étaient présents au NYFF afin d’offrir aux cinéphiles une rencontre où leurs œuvres ont été comparées sur certains points, comme la sexualité.

Finale en hors champ

J’ai profité de ma visite dans la grosse pomme pour voir le spectacle intimiste acoustique de James McCartney. Oui, fils de Sir Paul, mais surtout musicien de talent qui prépare son chemin intelligemment. Je vous invite à consulter mon article sur son spectacle au Rockwood Music Hall, sur le site des Méconnus.

Par Julie Lampron

FNC: faites partie de la meute!

C’est le dernier tournant de la 41e édition du Festival du nouveau cinéma! La louve vous attend pour une dernière fin de semaine cinématographiquement enivrante. Voici quelques propositions pour vous aider dans vos choix.

Vendredi 19 octobre

1) Vous aimez les films du Roumain Cristian Mungiu, gagnant de la Palme d’or pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours? Attention, il est de retour en force avec Au-delà des collines. Prix d’interprétation ex aequo bien mérité pour les deux actrices principales au Festival de Cannes cette année.

Casting by de Tom Donahue

Impérial à 18h. 150 minutes

2) Un documentaire extrêmement bien fait sur la pionnière et directrice de casting étatsunienne Marion Dougherty, Casting by de Tom Donahue est vraiment un must! Elle a inventé (ou complètement réinventé) ce travail et a mis au monde les plus grands talents du cinéma de nos voisins comme Dustin Hoffman, Robert De Niro et Clint Eastwood. Intrigués? Si vous êtes déçus, je le serai aussi…

Quartier Latin à 19h15, 89 minutes. Également le 20 octobre, même endroit, mais à 13h00.

3) Premier long métrage du réalisateur québécois Jimmy Larouche, La cicatrice traite d’intimidation et met en vedette Marc Béland. Un drame psychologique qui ne pourra laisser personne indifférent.

Quartier Latin à 21h30, 79 minutes.  Également le 20 octobre au Centre PHI à 15h00.

Peaches does herself

4) Auditeurs des Préliminettes et amoureux de la chanteuse Peaches, ce film est pour vous! Peaches does herself est une série de saynètes musicales mises en scène par l’artiste canadienne Peaches. Crache le sexe!

Excentris à 21h00, 80 minutes. Également le 21 octobre à 13h30.

Samedi 20 octobre

1) The Chemical Brothers : Don’t Think d’Adam Smith. Musique techno, documentaire événement, tous les sens en éclat et vous serez entourés de Japonais en délire. Vous êtes preneurs?

Excentris, salle Cassavetes à 14h45, 85 minutes

2) Film d’ouverture du Festival des films de New York, on est chanceux d’avoir la version finie durant le FNC de Life of pi d’Ang Lee. Le film projeté durant le NYFF avait encore supposément besoin de deux semaines de montage. Yann Martel, l’auteur de l’œuvre littéraire, sera au rendez-vous. Le film sort le 21 novembre prochain, mais c’est tellement chouette de voir les films avant tout le monde!

Cinéma Banque Scotia, 15h00 (mais je crois qu’elle est complète) ou 17h30 (séance rajoutée, profitez-en!), 120 minutes.

3) CISM aurait fait jouer leur musique dès le début des années 60. 50 ans plus tard, continuons de les célébrer! The Rolling Stones – Charlie is my darling – Ireland ’65 de Mick Gochanour et Peter Whitehead est une version restaurée et inédite d’une œuvre documentaire sur le groupe britannique. Allez, rock ta vie!

Quartier Latin à 21h00, 65 minutes. Également le dimanche au même endroit à 13h30.

Paradis : amour

Dimanche 21 octobre
1) Paradis : amour est la première partie d’une trilogie sur la sexualité féminine, dirigée par le réalisateur autrichien Ulrich Seidl. Film troublant et dérangeant, qui parle des « sugar mamas » qui tentent de trouver du bonheur physique au Kenya. Si les malaises et le naturalisme du cinéma de Lars von Trier et de Todd Solondz vous plaisent, vous aimerez cette œuvre de Seidl. J’attends, de mon côté, impatiemment la suite. Un de mes coups de cœur de Cannes!

Impérial à 14h30, 120 minutes.

2) Déjà la clôture! Le FNC ferme une autre édition du tonnerre avec Camille redouble de la réalisatrice française Noémie Lvovsky. Une histoire qu’on a déjà vu maintes et maintes fois à la sauce américaine, mais j’ai l’impression que si le FNC l’a programmée c’est que l’œuvre doit avoir un oumf de plus. Finir avec une comédie, allons-y!
Centre PHI à 14h50, 115 minutes.

C’est maintenant où alors il faudra attendre encore un an… Bonne fin de FNC!

Par Julie Lampron

Dans le micro-ondes: Maxime Bouchard

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Maxime Bouchard, animateur de Jazz à crédit.


Pour toi, CISM c’est : Un privilège. Un espace de diffusion libre et sans contraintes (ben… à part les quotas canadiens). Un endroit où je peux exprimer ma radicalité.

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Crescent de John Coltrane Quartet. Mon premier album acheté de Coltrane, moins connu, mais peut-être son meilleur pour la beauté du jeu et des compositions. Un quartet au sommet et un album parfait pour faire l’amour, oui oui. Sinon, Violator de Depeche Mode, The suburbs d’Arcade Fire, Black sessions d’Interpol, Speak no evil de Wayne Shorter, In a silent way sessions de Miles Davis, Extended play : live at Birdland de Dave Holland Quintet, Kid A/Amnesiac de Radiohead.

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Blaise Cendrars : « Quand est-ce qu’on part? »

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Ma culture musicale ne vient définitivement pas de mes parents. Céline Dion, Dick Rivers, Julien Clerc, Gerry Boulet, Michel Sardou et tout ce qui passait à CJAB 94,5 au Lac-Saint-Jean. Bref, le top 40, mais surtout pas du jazz…

La pire ou la meilleure expérience en ondes : La pire : éjecter par erreur un disque qui est en train de jouer live et ce, en plein milieu du morceau. Panique, gros blanc de 15 secondes en ondes, l’éternité radiophonique…

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Je déchire les oreilles du monde, je leur rentre dedans. Je les pousse à la limite. Je leur fais découvrir les étiquettes du jazz d’aujourd’hui. Je leur dis que, le jazz de 2012, ce n’est pas Stanley Péan ni André Ménard. J’essaie d’ouvrir leurs horizons musicaux en leur faisant jouer 24h de musique sans paroles, ni refrains, ni couplets!

À part la radio, quels sont tes projets : Mon travail à la Ville de Montréal comme bibliothécaire. Poker, voyages, lecture, hockey cosom, improvisation (tsé, le jeu…) and lots of love!

Le plus beau son : Cliché, mais celui de la mer. Ou le vent dans les feuilles.

Les images sont inutiles parce que : Parce qu’il y a le roman et que celui-ci fait directement appel à ton imaginaire, à ton imagination. C’est un travail plus difficile et satisfaisant, tout comme la musique. Je crois que les gens manquent d’imagination, cela est sous-estimé. Les livres et la musique sont pour moi des sources inépuisables d’images non projetées, elles restent en moi, elles me façonnent.

Mais, au final, en tant que cinéphile, je n’ai rien contre les images.

La radio au Québec a cruellement besoin de : De qualité, de concurrence, moins de vedettes, moins de réglementation, plus de vrais gens de radio, de passionnés de musique sans conflits d’intérêt, plus de CISM!

On ne parle pas assez de : De l’effet positif d’Internet et du piratage de la musique… et du péril écologique qui nous pend sous le nez!

Terminez votre mardi soir en jazz avec Maxime Bouchard, en syntonisant le 89,3 FM dès 22h30, pour Jazz à crédit.

Par Marc-André Labonté