Archive pour février 2012

CISM était à Québec pour la Bourse de Rideau

Mercredi 29 février 2012

Le 13 février j’ai visité la grande capitale afin de vivre cette mythique semaine de rencontres de l’industrie de la musique. Cette année, Rideau fête sa 25e bourse et bon nombre d’artistes, de bookers et de passionnés qui travaillent fort pour faire du Québec une plaque tournante au niveau artistique étaient présents pour l’occasion.

Plus d’une centaine d’exposants étaient à la place du marché du Palais des congrès de Québec. Deux choses m’ont frappé dès la première journée. Tout d’abord, les artistes sont créatifs, les programmateurs de festivals sont intéressés à voir du nouveau, bref, la culture au Québec se porte bien. Ce fut aussi une belle surprise pour moi de constater la notoriété de CISM auprès de l’industrie. Ces quatre lettres ne sont pas inconnues des gens de Québec, de Tadoussac, de Gatineau ou de Mascouche. En vingt ans, CISM s’est fait un nom partout en province, et ce, grâce aux milliers d’animateurs et à la centaine d’employés qui se sont partagés les studios et les bureaux.

Merci à Rideau pour l’invitation, le professionnalisme et la volonté d’encourager les artistes d’ici et de leur permettre de s’accomplir.

À l’année prochaine!

Par Marc-André Laporte

Dans le micro-ondes: Mélanie Lapierre

Vendredi 24 février 2012

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Mélanie Lapierre, animatrice de London café.

Pour toi, CISM, c’est : La diversité et l’émergence. Chacun peut y trouver son compte et y faire d’excellentes découvertes des quatre coins du monde.

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : L’album qui m’a fait découvrir la beauté et la poésie de la langue galloise; Mwng, des Super Furry Animals.

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Probablement mon idole de toujours, Jarvis Cocker, de Pulp. Je lui demanderais où il a pris tout son génie.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Je dois avouer que mon amour de la musique britannique me vient probablement de mon père, qui écoutait les groupes rock de la « british invasion » des années 1960 (The Who, The Beatles, les Stones, les Animals) ainsi que les groupes de la vague Motown. Ma mère, quant à elle, écoutait les classiques de la chanson française et québécoise (Robert Charlebois, Diane Dufresne, Piaf). J’ai donc grandi en écoutant un peu de tout.

La pire ou la meilleure expérience en ondes : Essayer de ne pas avoir de fou rire lorsque Pierre-Olivier, un de mes co-animateurs de l’époque, faisait des jeux de mots. Il y a, bien sûr, mes expériences d’entrevues, même si, la plupart du temps, elles se sont déroulées hors d’ondes. Certaines de ces rencontres, dont celles avec Franz Ferdinand et les Kaiser Chiefs, furent mémorables et j’en garde de bons souvenirs.

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : J’invite mes groupes favoris à prendre d’assaut les ondes avec leurs propres coups de coeur et on fait un gros party.

À part la radio, quels sont tes projets : Comme la plupart des gens, métro, boulot, dodo. Sinon, j’écris des critiques de disques et prends des photos de concerts pour mon blogue quand j’ai du temps libre.

L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : Dur d’imaginer la perfection, mais je souligne quand même la qualité des compilations Live Lounge de la BBC où des artistes indés reprennent souvent des classiques de la pop. Un pur délice… Ma reprise préférée à vie reste définitivement « Orange crush » de REM à la sauce Editors.

Le plus beau son : J’ai un faible pour les « riffs » de bass guitar.

La radio au Québec a cruellement besoin de : D’arrêter de jouer toujours les mêmes chansons à l’heure et de faire découvrir la vraie relève et non celle des phénomènes pop de l’heure. Une chance que CISM est là pour encourager nos jeunes artistes québécois.

London café, avec Mélanie Lapierre, ça se passe le mardi soir, entre 21h et 22h30.

Par Marc-André Labonté

Plants and Animals en Session Live

Vendredi 24 février 2012

Plants and Animals était en Session Live hier pour une seconde fois. La chanson Before interprété en session a durée 8 :22 alors que sur l’album elle ne fait que 3 :57. Beau jam. Écoutons Runaways.

Plants and Animals – Runaways (Live à CISM) by CISM 89,3 fm

Écoutez la version intégrale de la Session Live.

Tympans chauffés: Twilight Sad

Mercredi 22 février 2012

Quel étrange mois de février. Personne ne se plaint de la température, mais personne ne s’en étonne ou ne s’en conforte pour autant. On dirait qu’on vit avec un malaise, comme si quelque cataclysme ou autre retour de l’élastique nous guettait, derrière ces journées anormalement clémentes.

Alors, comme personne n’assume sa joie, on ne peut pas encore se lancer dans les « albums soleil » du printemps; il est bien trop tôt pour ça! Difficile d’harmoniser malaise hivernal, grisaille et chaleur printanière en musique…

Eh bien mes oreilles, elles,  se sont particulièrement entichées du troisième album studio de la formation écossaise The Twilight Sad, No one can ever know. Haha! Sans avoir lu le titre, vous ne voyiez pas ça venir, n’est-ce pas?

Il est de ces groupes qui ont un son caractéristique qui passe ou qui casse et Twilight Sad en fait partie. Avec son accent écossais particulièrement prononcé, la voix de James Graham, forte et assez belle, pourrait décourager un bon nombre d’auditeurs qui s’attendent à ce que Twilight Sad respecte les tenants du genre post-punk ou shoegaze, auxquels on associe souvent le groupe.

N’empêche, une fois que l’oreille s’habitue au registre vocal de Graham, No one can ever know nous plonge dans un univers déchirant, sombre à souhait et teinté d’une folie malsaine. Juste à voir les vidéoclips du groupe, on comprend à quel point The Twilight Sad aime entretenir un malaise lugubre: « Another bed » où un homme articule des cadavres comme des marionnettes pour se faire prendre en photo avec eux, « The wrong car« , qui met en scène un pantin à la Clumsy d’Our Lady Peace, en cavale dans les rues de Los Angeles et que dire des trois garçons-fantômes qui traînent un corps dissimulé à travers une plaine balayée par un vent de tempête sur « Seven years of letters« ?

Même si tous ces propos semblent inquiétants, il reste que la musique et l’oeuvre de Twilight Sad est magnifique et qu’elle ne sort quasiment pas des limites de ce qu’on pourrait appeler le « bon goût ». Et c’est là que No one can ever know frappe dans le mile. L’écoute de l’album transmet une véritable décharge d’émotion désespérée: la passion, à la fois meurtrière et amoureuse.

La musique s’orchestre généralement autour d’une ligne de basse lourde, de quelques synthés et d’une batterie ornementale. Cette brume sonore porte la plainte de la voix de Graham, enragée (« Alphabet », « Dead city », « Don’t move ») ou tout simplement déchirée (« Sick », « Kill it in the morning »).

Le message passe et on en ressent les effets. No one can ever know produit une sorte d’hypnose sonore. On veut savoir comment la tragédie va prendre fin… Et même en version acoustique, le résultat est sublime (je ne ménage pas mes mots).

Le trio sera de passage à Montréal, mardi le 28 février, en plus.

Bonne écoute!

Par Marc-André Labonté

Eugène et le Cheval en Session Live

Vendredi 17 février 2012

Le groupe a continué à jouer même une fois la session terminée. Faut croire qu’ils avaient du fun! Voici la pièce Arme de choix.

Eugene et le Cheval – Arme de Choix (Live à CISM) by CISM 89,3 fm

Écoutez la Session Live avec Eugène et le Cheval en suivant ce lien.

Dans le micro-ondes: Marc-André Laporte

Mercredi 15 février 2012

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Marc-André Laporte, animateur de la défunte émission Gangsters modernes et directeur marketing de la station.

Pour toi, CISM, c’est : Une radio de niche qui, contrairement aux autres médias de masse, n’est pas en déclin et s’adapte rapidement aux changements. C’est aussi les huit dernières années de ma vie.

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Hospice, par The Antlers. À chaque écoute, un morceau de mon âme meurt. Je me porte quand même très bien.

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Leonard Cohen. « What do you say to a stranger that knows a lot about you? »

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : « Flagrant délit » d’Herbert Léonard et « Flagrant délit » d’Herbert Léonard. À se demander pourquoi je suis mélomane.

À part la radio, quels sont tes projets : Écrire des livres pour donnetamusique.com et maîtriser l’accord « F » sur une guitare.

L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : Je suis un gros fan de reprises. J’aimerais voir des artistes de la scène indie reprendre du Nickelback à leur sauce. Vraiment.

La radio au Québec a cruellement besoin de : Réels passionnés de musique.

En attendant que Marc-André Laporte effectue un retour sur les ondes du 89,3 FM, vous pouvez toujours lui rendre visite dans les locaux de CISM, à l’Université de Montréal.

Par Marc-André Labonté

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair d’Élise Jetté, animatrice des Charlottes.

Dans le micro-ondes: François Dunlop

Lundi 13 février 2012

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de François Dunlop, un des animateurs de Douze pouces dans l’jazz.

Pour toi, CISM, c’est : Une voix distincte et originale, un chasseur de dinosaures (gros et petits) qui a le devoir de proposer une vision indépendante et engagée dans le paysage médiatique montréalais. C’est aussi un endroit où les adjointes et adjoints à la programmation ont de très jolis sourires.

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Petit déjeuner avec Hubert Lacroix. Qu’est-ce que vous faites? Et ne touchez pas à vos oeufs avant d’avoir répondu à ma question.

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Un projet pilote d’une radio d’état/publique québécoise. (Même si cela va à l’encontre du mandat commercial accordé par le CRTC à la dite station) Un genre de mélange d’information accrue, contenu musical recherché, dialogues et débats de fond. Genre de supra-NPR rencontre The Wire rencontre BBC6 rencontre la feu chaîne culturelle rencontre le Monde diplomatique/Le Devoir rencontre 40 ans de punk rock et, tout cela, afin de réveiller un peu les victimes de cette « magasination-populo-pseudo-intellectuelle » des grands médias délaissant, jour après jour, certains grands standards fondamentaux du journalisme.

À part la radio, quels sont tes projets : Militer (ou essayer de…) contre les hausses de frais de scolarité, construire un pays, se faire passer pour un auteur, trouver un muffin bien équilibré.

L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : Je crois que nos Premiers ministres (fédéraux et provinciaux) éclipsent déjà ce concept de faire du nouveau avec du vieux.

Le plus beau son : La clarinette de Sidney Bechet après un verre de trop.

Les images, c’est inutile parce que : Je suis contre cette affirmation. Sans les images, y’a pas de photo, y’a pas de cinéma, y’a pas de culture… et c’est la fin des civilisations.

La radio au Québec a cruellement besoin de : D’être créée, conçue et dirigée par des gens qui aiment la radio.

On ne parle pas assez de : Fronts, échanges et collaborations entre les différentes radios universitaires et communautaires qui pourraient se faire dans notre ville. Et je parle au-delà des projets de type « CRU« . Ah! Et des endroits où je peux me procurer un bon muffin.

12″ dans l’jazz, c’est le jeudi soir, avec François Dunlop, entre 22h et minuit, sur les ondes de CISM, 89,3 FM.

Par Marc-André Labonté

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair d’Élise Jetté, animatrice des Charlottes.

CISM recevra les Handsome Furs aux sessions live

Vendredi 10 février 2012

Oui, oui, c’est exact! Le jeudi 1er mars, dès 19h, vous pourrez entendre les Handsome Furs, groupe composé de Dan Boeckner (Wolf Parade) et de sa femme, Alexei Perry.

À ajouter à votre agenda.

Dans le micro-ondes: Cynthia Noury

Vendredi 10 février 2012

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Cynthia Noury, animatrice de Parce que ta mère préfère Montréal.


Pour toi, CISM, c’est : Une radio dynamique et ouverte qui nous donne une latitude incroyable en ondes. Une chance rare de faire de la radio à l’état pur.

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Variations fantômes de Philippe B, pour sa poésie de gars à la fois brute et touchante.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Mon père faisait parfois jouer du bon vieux Pink Floyd sur son tourne-disque. On fermait les yeux pour apprécier toutes les subtilités de la musique, particulièrement pour la pièce « Time ». Plus récemment, j’ai eu droit au retour en force de L’heptade, d’Harmonium.

La pire ou la meilleure expérience en ondes : La pire? Ma première intervention à CISM à On prend toujours un micro… Riff et Didier (les animateurs) ont fait croire aux auditeurs qu’ils passaient des auditions pour trouver des chroniqueurs selon un principe d’éliminations hebdomadaires. Je fais ma première intervention en ondes… 30 secondes plus tard, un auditeur appelle pour demander aux animateurs de m’éliminer sur le champ parce que je suis trop « poche »! Ça m’a pris un bon 20 minutes avant que les gars me convainquent de prendre part à un autre micro. Pour une première fois, c’était assez mémorable!

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Je fais un gros pow-wow en invitant les animateurs de mes émissions préférées, toutes stations confondues.

À part la radio, quels sont tes projets : La radio, la télévision, le Web… bref, les médias en général! Lorsque je suis entourée de boutons, de consoles, caméras et autres, je me sens dans mon élément.

Le plus beau son : Récemment? Celui de Julie Mathieu, l’une des coanimatrices de PMPM, qui tousse et s’étouffe dans son micro pendant un bon 20 secondes… Ça ressemble à: aeh#973bfhewibkug12*31i4!!bfe! Un beau moment radiophonique.

La radio au Québec a cruellement besoin de : Les guerres Montréal-Québec, ce n’est pas mon fort. Je viens de la région de Trois-Rivières, à 139 km de Montréal et à 126 km de Québec… on peut difficilement être plus neutre que ça!

On ne parle pas assez de : Des jeunes dans les médias. Même lorsqu’on est censés en parler, ce sont souvent des adultes plus âgés qui le font. L’idéal, ce serait de laisser s’exprimer les gens de 7 à 77 ans à la radio. Une place pour tout le monde, pourquoi pas?

Pour écouter Parce que ta mère préfère Montréal, avec Cynthia Noury, restez à l’écoute du 89,3 FM, le jeudi, entre 10h30 et midi!

Par Marc-André Labonté

Jambe en Session Live

Vendredi 10 février 2012

12 tounes, plus grand nombre pour une session live cette année, en 28 minutes, alors que la norme est 32. Rapide et efficace.

Voici Fille Électronique.

Jambe – Fille Électronique (Live à CISM) by CISM 89,3 fm