Arrivé à l’heure, sociable, pas de PBR, Tops ont vraiment brisé le stéréotype des Montréalais du Mile End. On adore!
Tops – Diamond Look (Live à CISM) by CISM 89,3 FM
Vous pouvez écouter la Session Live en suviant ce lien!
Arrivé à l’heure, sociable, pas de PBR, Tops ont vraiment brisé le stéréotype des Montréalais du Mile End. On adore!
Tops – Diamond Look (Live à CISM) by CISM 89,3 FM
Vous pouvez écouter la Session Live en suviant ce lien!
Comme on se retrouve… dans un climat sonore agréable!
Ce n’est pas parce que cette rubrique s’est absentée quelques temps qu’il y a forcément moins de musique surprenante ce printemps. Au contraire, les albums marquants s’enchaînent depuis quelques semaines : Radio Radio avec Hâvre de Grâce, Breton et leur Other people’s problems, Chromatics et l’émouvant Kill for love…
Dans les prochains mois, j’aurai le temps de m’arrêter sur chacun de ces albums, afin de vous donner l’heure juste à leur sujet. Aujourd’hui, c’est le second opus de Lotus Plaza, Spooky action at a distance, qui prend tout l’espace sous les projecteurs.

Le projet solo du guitariste de Deerhunter, Lockett Pundt, ne réinvente rien. Il ne s’éloigne même pas de l’univers sonore de Deerhunter de façon marquée. Pour un musicien, déconstruire les structures des chansons de Spooky action est un jeu d’enfant, mais ce n’est en rien péjoratif. La simplicité des compositions de Pundt témoigne de leur efficacité. C’est dans cette même simplicité que transparaît le véritable talent d’arrangeur, de parolier et de compositeur de l’homme derrière Lotus Plaza.
En reprenant les clichés sonores du genre shoegaze, rythmes rock plutôt lents, réverbération omniprésente, distorsion cristalline des guitares, Lockett Pundt adapte ses mélodies linéaires accrocheuses. Les chansons qui ressortent de ce processus s’étirent souvent au delà de quatre minutes, en prenant soin de répéter les mesures à outrance (trois des six minutes de « Jet out of the tundra » reprennent la même mélodie de piano). Rien de progressif avec LP, donc.
La structure des chansons est répartie sur trois niveaux, toujours de façon identique : à la base, une section rythmique efficace ; au milieu, les guitares acoustiques et électriques, qui forment un mur, une vague de son ; au sommet, la voix grêle de Pundt, perdue dans l’écho de la réverbération. Ce gabarit, recopié tout au long de l’album, gonfle les vers d’oreille. Prenez comme exemple l’excellent riff de guitare de « White galactic one » ou le roulement de caisse claire de « Strangers », qui est ralentit en douceur, à la fin de la chanson. Chaque titre de l’album est doté d’un tel élément qui revient en boucle, comme un leitmotiv musical. Une telle répétition pourrait lasser, à la longue, mais ce n’est pas ce qui se produit avec Spooky action at a distance.
Lockett Pundt applique la méthode du papier peint à merveille. En répliquant les motifs mélodiques, les véritables coeurs cognitif ET émotif de chaque morceau, il joue avec notre mémoire sensorielle. L’album se développe alors comme le roulement de l’océan, vague après vague, chanson après chanson. Tout y est constant, tout y est paisible. Les refrains ressemblent, à peu de détails près, aux couplets.
Des groupes comme Interpol avaient déjà exploré ce type de construction musicale en utilisant le hurlement d’une « guitare-sirène » du début à la fin d’une pièce (« Untitled » ou « Obstacle 1″, sur Turn on the bright lights, en sont de bons exemples). Par contre, Lotus Plaza ne s’apparente qu’un peu à la musique plus morose d’Interpol. Quelque chose de lumineux semble filtrer à travers la brume et la vapeur qui se dégagent de Spooky action. Cette même parcelle de soleil (je me trouve drôle) réconcilie la fortune avec le malheur (ho!), le noir et le blanc, le beau comme le mauvais temps.
Décidément un album à écouter ce printemps.
Par Marc-André Labonté
Comme CISM est la seule radio qui tourne 95% des artistes programmés dans le cadre du festival Osheaga, on a décidé de mettre cette expertise à votre disposition… sous forme de compilation!
Pour Osheaga 2012, CISM s’est creusé les méninges afin de vous concocter un pot pourri musical regroupant une vingtaine d’artistes à découvrir ou à surveiller lors dudit festival. On a même glissé dans le lot quelques versions exclusives de chansons d’artistes locaux, tirées des sessions live du 89,3 FM. Bonus!
Le tout est offert maintenant ET gratuitement, pour vous donner le temps de bien digérer tout ça avant la venue d’Osheaga.
Et pour en entendre davantage, eh bien, il y a toujours l’ensemble de la programmation du 89,3 FM!
Bon appétit!
Téléchargez gratuitement la compilation
CISM 89.3 FM x OSHEAGA 2012
Sélection musicale:
Aloe Blacc – I Need a Dollar
Michael Kiwanuka – Tell Me a Tale
Kandle – All That I Need
Plants and Animals – Before (Live à CISM)
James Vincent McMorrow – Sparrow & the Wolf
Zeus – Are You Gonna’ Waste My Time?
The Raveonettes – Forget That You’re Young
Dum Dum Girls – Bedroom Eyes
Black Lips – Modern Art
Les Breastfeeders – Ne perds pas la tête (Live à CISM)
The Death Set – Can You Seen Straight?
A$AP Rocky – Pretty Flacko
The Weeknd – Montreal
Karim Ouellet – Par dessus
Zola Jesus – Vessel
Young Galaxy – We Have Everything
Austra – Lose It
M83 – Midnight City
Brandt Brauer Frick – Teufelsleiter
Half Moon Run – Full Circle
The Walkmen – Stranded
Atlas Sound – Terra Incognita
Jeudi dernier, nous avons eu la chance de recevoir Avec pas d’casque en studio pour la Session Live. Le groupe a enflammé nos studios puisque durant la dernière pièce l’alarme de feu c’est fait entendre.
Avec Pas d’Casque – La Journée Qui S’en Vient Est Flambant Neuve (Live à CISM) by CISM 89,3 fm
Alors que tous les yeux sont rivés sur le festival Coachella, j’ai décidé de contraster le paysage médiatique un petit peu en vous racontant mon périple texan du mois dernier, au festival South By Southwest.
Premièrement, je dois avouer qu’environ un mois après le festival, je vis toujours un stress post-traumatique causé par huit jours de F-E-S-T-I-V-A-L. Pas un petit show ici et là, nonon… des shows de 11h le matin à 2h du matin tous les jours, sans compter tous les spectacles de rue improvisés au centre-ville d’Austin, la nuit, jusqu’à 4h. Pour avoir du bon contenu, on a décidé de suivre Max Lemire, chanteur de Dance Laury Dance qui incarnait le rock’n'roll tout le long du festival.
Les artistes que j’ai vus représentent toute la palette des styles musicaux. Voici un extrait assez « soft » que j’ai fait avec mon ami Baz pour M+ et qui montre en action Grimes, Karim Ouellet, Rick Ross, Ariane Moffatt, une course de cheval, du « gun » et une bataille.

Ici, un extrait sur 33mag qui propose de voir des artistes québécois (Alaclair et Karim) à l’extérieur de leur zone de confort. Indice : Pow Pow!
Et, finalement, pour les plus téméraires, voici un extrait vidéo qui montre le côté sombre de SXSW, vu à travers la lunette de Max Lemire et sur trame sonore de Riff Raff. Ce n’est pas pour les cœurs sensibles.
Préparez-vous pour les prochains festivals!
Le blogue de CISM accueille une nouvelle rubrique culturelle, signée par Cybèle Beaudoin-Pilon, qui participe aussi à l’émission Parce que ta mère préfère Montréal. C’est parti!
Avec Leçon d’hygiène, bestialités et mets canadiens, une pièce de Transthéâtre dirigée par Michel Monty, l’univers parfois lourd des arts contemporains s’en va prendre une douche de fraîcheur. Présentée au théâtre La Chapelle jusqu’au 21 avril, la pièce propose de jouer avec le cliché de l’artiste Maitre. De nos jours, un véritable culte est voué à l’individu. Notre conception de l’artiste n’y échappe pas et soulève un enjeu légitime : la place occupée par l’artiste dans son œuvre. Est-ce le discours qui l’emporte sur l’objet? L’artiste est-il plus important que son œuvre?

Monty aborde la question sur le terrain de l’autodérision. Quoi de mieux que l’humour justement pour nous faire réfléchir! Le jeune artiste Mathieu Lefebvre le disait si bien, il manque d’humour en art contemporain! Heureusement, les rires ne manquent pas durant l’heure et demie de la représentation où est dévoilée « la révolution artistique » de l’artiste Zoutan.
Artiste, dont L’absence brillante tout au long de la représentation, renforce le caractère mystique de « l’artiste prodigue ». Pendant ce temps, les spectateurs deviennent les véritables invités d’un vernissage laborieux où, suivant les étapes d’un protocole, ils assistent à la mort lente d’Igor. Le condamné, qui a accepté de donner sa vie à l’art, est un livreur de pizza russe qui détonne des autres personnages. Le poète, le chorégraphe, le chef cuisinier, le sauvage prodigue de Sao Paulo et le galeriste, tous défilent durant la cérémonie comme dans un immense jeu Clue du monde artistique.
Leçon d’hygiène, bestialités et mets canadiens joue sur les clichés et les stéréotypes, mais de manière parfois très juste. Par exemple, on répète savamment bien les stepettes, trop souvent exécutées en danse contemporaine et on ne peut nier qu’à certains moments, on n’exagère presque pas. Amusant aussi, l’intégration du public à l’intérieur de la mise en scène qui permettra même, à un moment, d’humer la délicieuse odeur de ce qui semble être de l’urine de chevreuil!
Bref, une pièce qui rappelle l’importance de s’amuser. Si se dégager de l’univers moralisateur du théâtre était un objectif de Monty, on ne s’en sort peut-être pas. Par contre, on a envie de dire oui à l’ironie. Car l’art vaniteux a passé une nuit à fumer, à boire et à parler de moi moi moi. À force d’analyser le vernis de ses ongles d’orteils, à force d’éclats de génie et de coups d’éclat, il termine la soirée la bouche mauve et grimaçante et ramasse les éclats de son verre à vin. Quand il se regarde dans la glace et dit la bouche pâteuse « pas grave, je ressemble enfin au Cri d’Edward Munch », on a envie de lui dire « Va prendre ta douche mon sale! »

Par Cybèle Beaudoin-Pilon, Parce que ta mère préfère Montréal
Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Mathieu Poulin, co-animateur de La swompe.

Pour toi, CISM, c’est : La meilleure façon de constater que la relève québécoise est très créative et enthousiasmante. C’est aussi ma meilleure amie quand je fais mon ménage.
L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Je pense être assez juste lorsque j’affirme que les deux albums à la base de mes goûts musicaux sont Épisode sanglant des Marmottes Aplaties et Ill communication des Beastie Boys. Dans ces deux cas, à certains moments, on touche vraiment à la Vérité.
Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : J’interviewerais Hubert Aquin (Dieu ait son âme) et je lui demanderais : « Après l’entrevue, ça te tenterais-tu de « hang out » ? » J’aurais tant voulu qu’il soit mon ami.
Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Mes parents n’ont jamais été de grands amateurs de musique. J’ai en effet grandi avec, qui jouaient en alternance sur le stéréo du salon, la bande sonore de Top gun et les grands succès d’Adamo. N’empêche que Danger zone, de Kenny Loggins, c’est tout un hit.
La pire ou la meilleure expérience en ondes : Difficile à dire! J’avais bien apprécié quand Julie Couillard avait fait notre micro d’intro pour une émission spéciale au Salon du lilvre (et que Michel Bergeron nous avait offert un indicatif émouvant de confusion), mais aussi quand, après une question indiscrète, je m’étais fait péter la gueule en ondes par Inspector Ramanath Bronco.
Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Je sacre sans arrêt au micro pour que le CRTC leur retire permis de diffusion. Et je fais jouer l’intégrale de la bande sonore de Top gun (droit qu’on me refuserait sans doute même à CISM).
À part la radio, quels sont tes projets : Je forme l’élite de demain en enseignant la littérature au Collège Ahuntsic et j’écris le prochain grand roman québécois. Et quand il me reste du temps, je poursuis ma thérapie en vue de lutter contre ma mégalomanie.
L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : Les Beastie Boys qui reprennent les Marmottes Aplaties!
Le plus beau son : La voix des auditeurs qui prennent la peine de nous appeler pendant l’émission juste pour nous dire qu’ils aiment ce qu’ils entendent. Ça, ça vaut vraiment toutes les « rides de bike ».
Les images, c’est inutile parce que : Ipelaï, celui qui a écrit cette question n’a visiblement jamais vu de films de Kubrick ou de Michael Bay!
La radio au Québec a cruellement besoin de : J’avoue qu’à part CISM et parfois Radio-Canada, je n’écoute pas vraiment la radio, alors je ne peux parler qu’à travers mon chapeau. Mais selon ce que j’ai entendu au cours des dernières années, la radio québécoise manque cruellement de deux choses, à savoir 1) de l’imagination et 2) du Sleigh Bells.
On ne parle pas assez de : Ceux qui créent en dehors des sentiers battus, ceux qui proposent des choses nouvelles et déstabilisantes. Il faut déstabiliser, sinon on devient amorphe, amer et cynique. Et malheureusement, selon ce que je vois, l’expérimentation et la nouveauté n’ont décidément pas la cote, ce qui m’attriste profondément. Au moins, CISM est là pour me redonner espoir en l’humanité!
Pour écouter Mathieu et son comparse, Éric Samson, branchez-vous sur le 89,3 FM, les jeudis, entre 16h et 18h, pour un autre épisode de La swompe.
Par Marc-André Labonté
C’est la glace sur les genoux, les dos barrés et les muscles endoloris que nos vaillants représentants cismiens ont savouré leur triomphe dimanche après-midi, lors du tournoi annuel Hockey Exclaim Summit of the Arts qui avait lieu dans la Ville Reine. La bière à la main et les sourires sur leurs visages témoignaient du travail accompli. Une deuxième victoire de suite de surcroît, suivant deux défaites en finale en 2009 et 2010, voilà qui annonce le début d’une dynastie!

C’est par la marque de 3 à 1 que l’équipe de CISM a triomphé des représentants de Ninja Tune dans une finale toute montréalaise. La ronde préliminaire avait vu votre équipe favorite y aller d’un sans faute, battant successivement Niagara Crystal Beach Comets par la marque de 3-0, leurs grands rivaux des dernières années du Edmonton Gong Show par la marque de 6 à 3 et, finalement, écrasant le Hack de George Strombolopoulos 8 à 3.
La demi-finale fut plus ardue: CISM ayant à démontrer une incroyable force de caractère pour venir à bout de Capsule Music par la marque de 2 à 1. L’équipe a en effet du composer avec un blessé et un gardien en retard pour finalement voir les deux comparses venir prêter main forte à leurs coéquipiers après que l’équipe ait tiré de l’arrière en début de match.
Sinon, sachez que vos fiers représentants ont su démontrer que les Québécois savaient se tenir côté boisson… Un autre week-end mémorable en somme. À l’an prochain !
Par David Murray, des Rejetons de Gérard Lambert
Une contre-basse c’est pas tous les jours qu’on à ça en studio. Écoutez un extrait de l’excellente avec Les Revenants.
Les Revenants – Ballade de Meurtre (Live à CISM) by CISM 89,3 fm
Franck était dans nos studio jeudi dernier pour nous présenter ses nouvelles créations. Franck préfère l’obscurité pour jouer, la session c’est déroulé les lumières fermées. Écoutez la pièce L’homme Parfait. 5 minutes de délice.
Franck Deweare – L’homme Parfait (Live à CISM) by CISM 89,3 fm
Suivez ce lien pour écouter la Session Live avec Franck Deweare.