Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair d’Annie Calamia, animatrice des Rebelles soniques.

Pour toi, CISM, c’est : Là où je passe l’essentiel de mes temps libres, une occasion en or de m’initier au monde des médias et de la scène locale, c’est un rassemblement de mélomanes, d’esprits critiques et de talents émergents. C’est aussi un élément médiatique essentiel dans l’écosystème médiatique montréalais.
L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Le volume du vent, de Karkwa. J’ai un attachement particulier à cet album. Simplement parce qu’il a créé pour moi une porte d’entrée, un peu tardive, dans le merveilleux monde de la musique locale et de la radio alternative, monde avec lequel j’étais très peu familière avant d’être au CEGEP. Je suis un peu nostalgique sur les bords. J’ai tendance à associer certains moments marquants de ma vie à des disques. C’est cliché, mais j’ai eu un véritable coup de foudre pour Karkwa et je crois que, sans ce coup de foudre, je ne serais peut-être pas devenue animatrice à CISM!
Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Ma mère a toujours eu des goûts musicaux assez variés, en passant de la pop commerciale au jazz, des trames sonores au classique. Elle a toujours eu un gros faible pour Bryan Adams, dont les disques ont tourné très souvent chez moi, entre ceux de Zachary Richard et de Kevin Parent, dans les années 1990. Mon père, lui, mélange sa nostalgie pour Fleetwood Mac, le vieux matériel de Rod Stewart et du rock eighties de sa jeunesse avec les Cranberries, Coldplay et, surtout, U2.
Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : J’amène Claude Rajotte avec moi et on enregistre une émission radiophonique spéciale « Destroy 24h » du « Cimetière des CDs ».
À part la radio, quels sont tes projets : Il faut dire que, depuis un an, la radio occupe une place primordiale dans ma vie. À part ça, je me consacre à poursuivre mes études en littératures de langue française et à planifier mon voyage d’études en Corse à l’hiver prochain.
L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : J’aime bien quand un artiste reprend la chanson d’un autre sur disque ou en spectacle, mais lorsque cela constitue un album entier, je perds tout intérêt.
Le plus beau son : Celui de ma cafetière le matin!
La radio au Québec a cruellement besoin de : De vrais connaisseurs et passionnés de musique. Elle a aussi besoin d’un peu plus de diversité et de gens qui cessent de prendre leurs auditeurs pour des frileux.
On ne parle pas assez de : De la musicologie des musiques populaires. C’est une discipline académique plutôt jeune qui commence tranquillement à acquérir ses lettres de noblesse. J’y ai été initiée tout récemment lors de mes études en musique, arts et société. Ça m’a passionné. Au fond, c’est pour les « nerds » de musique pop!
Pour suivre Annie Calamia sur les ondes de CISM, écoutez Rebelles soniques, le mercredi, de 14h30 à 16h.
Par Marc-André Labonté


Continue comme ça Annie,nous sommes fiers de toi….