CISM s’illustre au hockey pour une deuxième année de suite

C’est la glace sur les genoux, les dos barrés et les muscles endoloris que nos vaillants représentants cismiens ont savouré leur triomphe dimanche après-midi, lors du tournoi annuel Hockey Exclaim Summit of the Arts qui avait lieu dans la Ville Reine. La bière à la main et les sourires sur leurs visages témoignaient du travail accompli. Une deuxième victoire de suite de surcroît, suivant deux défaites en finale en 2009 et 2010, voilà qui annonce le début d’une dynastie!

C’est par la marque de 3 à 1 que l’équipe de CISM a triomphé des représentants de Ninja Tune dans une finale toute montréalaise. La ronde préliminaire avait vu votre équipe favorite y aller d’un sans faute, battant successivement Niagara Crystal Beach Comets par la marque de 3-0, leurs grands rivaux des dernières années du Edmonton Gong Show par la marque de 6 à 3 et, finalement, écrasant le Hack de George Strombolopoulos 8 à 3.

La demi-finale fut plus ardue: CISM ayant à démontrer une incroyable force de caractère pour venir à bout de Capsule Music par la marque de 2 à 1. L’équipe a en effet du composer avec un blessé et un gardien en retard pour finalement voir les deux comparses venir prêter main forte à leurs coéquipiers après que l’équipe ait tiré de l’arrière en début de match.

Sinon, sachez que vos fiers représentants ont su démontrer que les Québécois savaient se tenir côté boisson… Un autre week-end mémorable en somme. À l’an prochain !

Par David Murray, des Rejetons de Gérard Lambert

Les Revenants en Session Live

Une contre-basse c’est pas tous les jours qu’on à ça en studio. Écoutez un extrait de l’excellente avec Les Revenants.

Les Revenants – Ballade de Meurtre (Live à CISM) by CISM 89,3 fm

Franck Deweare en Session Live

Franck était dans nos studio jeudi dernier pour nous présenter ses nouvelles créations. Franck préfère l’obscurité pour jouer, la session c’est déroulé les lumières fermées. Écoutez la pièce L’homme Parfait. 5 minutes de délice.

Franck Deweare – L’homme Parfait (Live à CISM) by CISM 89,3 fm

Suivez ce lien pour écouter la Session Live avec Franck Deweare.

Dans le micro-ondes: Mathieu Saint-Jean

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Mathieu Saint-Jean, animateur de La courbe 2.0.


L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Tout ce que Phil Spector a pu créer en studio ou tout ce que Evan Dando a pu chanter. Deux artistes qui, véritablement, n’auront jamais reçu toute la reconnaissance qu’ils méritaient. Une bonne raison de prendre toutes les drogues du monde…

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Même si je n’ai jamais été porté par ce désir de rencontrer mes idoles, je devrais y aller avec Bob Dylan ou Lou Reed. J’aimerais connaître les raisons qui ont pu inspirer chacune de leurs métamorphoses (autant au plan musical que physiologique). Cependant, étant conscient du peu de sympathie qui puisse les habiter, à quoi pourrais-je m’attendre comme réponse… Mais bon, je les aime ainsi.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Du plus loin que je puisse me rappeler, j’ai l’impression que mon père aurait (secrètement) souhaité être Geddy Lee ou Ronnie James Dio (trouvez le lien…). Du côté de ma mère, un nombre incalculable d’aiguilles de table tournante aura été sacrifié au son de Renée Claude (époque Plamondon évidemment). Sinon, je pourrais ajouter que mes parents ont toujours été assez curieux musicalement, ce qui pourrait expliquer (en partie) le dérapage de certaines de mes émissions nocturnes.

La pire ou la meilleure expérience en ondes : Autant j’ai pu aimer animer durant près de deux ans avec mon bon ami Michaël Roy, autant je ne pourrais envisager retourner animer en matinée. Je n’étais tout simplement pas fait pour ce régime à base de Guru et de Pop Tarts qui s’imposait à moi pour bien fonctionner aussi tôt.

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : On supprime toutes ces publicités insignifiantes. On renvoie tous ces humoristes et tous ces faux spécialistes musicaux. On détruit toute cette (fausse) musique pop abrutissante. On ramène un peu de folie chez les animateurs. On se concentre à faire tourner des artistes qui créent pour les bonnes raisons.

Le plus beau son : Une aiguille qui est doucement déposée sur le sillon d’un disque vinyle. La poussière qui s’y frotte. L’anticipation d’une mélodie à venir. Dur de faire mieux.

Pour partager la passion musicale de Mathieu, retrouvez-le sur les ondes du 89,3 FM, dans la nuit du mercredi à jeudi, dès minuit.

Dans le micro-ondes: Jean-François Rioux

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Jean-François Rioux, animateur des Criquets crinqués.


Pour toi, CISM, c’est : La liberté musicale, le droit à l’intelligence, le respect, la nouveauté et la recherche musicale de gens passionnés, non blasés par l’argent versé par leurs commanditaires et leurs obligations de resservir la même soupe indigeste toutes les 60 minutes entrecoupées de météo.

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : The Multiple Cat, « Territory » shall mean the universe (Zero Hour, 1996). Je m’obstine à ne pas comprendre pourquoi cet album ne se vend pas davantage que ceux de Lady Gaga. Mais j’écoute souvent en boucle les albums de Nada Surf, Notwist, Earth, Julie Doiron, Papercuts, Jeremy Jay, Haze & Shuffle et des centaines d’autres!

Tu peux interviewer la personne de ton choix. Quelle est la question que tu dois absolument poser : Jean Charest. « Êtes-vous venu au monde pour mentir et écoeurer le peuple québécois? » Question aussi valide pour Stephen Harper et Justin Trudeau.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : J’aime mieux ne pas en parler. Je peux juste dire que, par inadvertance, j’ai appris le catalogue de Jean Lapointe au complet. Torture. Je me lève encore la nuit pour pleurer, parfois.

La pire ou la meilleure expérience en ondes : Ce sont toujours des fous rires et, avec deux fanfreluches après moi, ça arrive souvent. Alexandre Fontaine-Rousseau et Jean-François Cadieux des États altérés. Quoique lors de ma première saison, en 1996, je me rappelle quelque chose qui ressemble à une toux-suivie-d’une-flatulence qui a mis toute une ambiance radiophonique pendant quelques instants. Était-ce moi, ma co-animatrice, ou le metteur en ondes? Je ne m’en souviens pas, mais rappelle que le DG est venu nous voir… pour savoir qui avait pété. Il en avait les larmes aux yeux.

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Jouer ma collection de disques, ou, enfin, les plus grandes chansons selon moi. En espérant que les gens écouteront/apprécieront et qu’ils découvriront vraiment des bonnes choses. Sinon, avec une carte blanche, je virerais tous les gens qui travaillent dans les radios commerciales, sauf Babu. J’aime ça le voir se caler lui-même.

À part la radio, quels sont tes projets : Trop, vraiment. J’ai fondé le magazine Emoragei en 1996 (qui voulait dire à l’époque : émotion, rage et indépendant, soit dit en passant). Je suis à la barre des Criquets crinqués depuis 12 ans, j’ai un label qui se nomme Where Are My Records, je dirige le festival Under The Snow et le Salon du disque et des arts underground de Montréal, je travaille avec l’équipe du festival Diapason à Laval, je fais de la musique, je suis pigiste, on m’engage aussi pour aider les groupes indépendants à l’occasion et je dépanne dans un disquaire les fins de semaine. J’ai quelques autres projets, mais pas encore dignes de mention.

L’album de reprises parfait. Qui reprend qui : Death Cab For Cutie ou Postal Service jouent Phil Collins.

Le plus beau son : Celui des mini-wheats.

Les images, c’est inutile parce que : De toute évidence, je ne suis pas beau comme Sébastien Benoît.

La radio au Québec a cruellement besoin de : Moi.

On ne parle pas assez de : De la convergence, de la justice si inégale, des ministres corrompus… En fait, on en parle, mais ça n’aboutit jamais à rien. Sinon, on devrait parler des groupes sur mon label, ils sont tellement bons : Below The Sea, Destroyalldreamers, Barzin, Rroselicoeur, Bathyscaphe, epic45, Readymade, The Fatales, Parallel Lines, Glider, etc.

Pour écouter les Criquets crinqués avec Jean-François Rioux, ajustez votre appareil sur la fréquence de CISM, 89,3 FM, les lundis, de 22h à minuit.

Par Marc-André Labonté

Pierre Fortin en Session Live

Premier essai d’interprétation de ses chansons en duo pour Pierre, à en juger par les jams insérés ici et là, c’est une réussite.

Pierre Fortin – Back Home (Live à CISM) by CISM 89,3 fm

Suivez ce lien pour écouter la Session Live.

Jam et Pdox en Session Live

Nous avons fêté le début du printemps la semaine dernière en recevant Jam & Pdox pour notre dernière Session Live du mois de mars. Ouvrez vos fenêtres et écoutez la chanson Ouch, un excellent avant-goût de l’heure passée avec le duo.

Jam & Pdox – Ouch (Live à CISM) by CISM 89,3 fm

Tympans chauffés: Avec Pas d’Casque et la québécitude

Préparez-vous à en entendre parler, du tout nouvel album d’Avec Pas d’Casque. Avec Astronomie, le groupe frappe un grand coup et s’inscrit déjà parmi les incontournables de 2012.

Constitué, à la base, de Joël Vaudreuil et Stéphane Lafleur, devenu trio avec l’arrivée de Nicolas Moussette en 2008, Avec Pas d’Casque est maintenant un quatuor, accueillant Mathieu Charbonneau (Torngat, Ferriswheel, The Luyas) en renfort.

Si, sur ce nouvel opus, le son folk-country assez rudimentaire de la formation ne s’écarte pas trop du chemin emprunté sur leur premier démo, solidifié sur Trois chaudières de sang et bordé de quelques excentricités « fauniques » avec Dans la nature jusqu’au cou, il se présente en un tout homogène, pertinent et peut-être même encore plus authentique qu’avant. Le groupe ne se réinvente pas, mais il évolue avec maturité.

Oui, Avec Pas d’Casque garde quelque chose de particulier. C’est peut-être la plume de Stéphane Lafleur,  si singulière, honnête, naïve, imagée et… québécoise dans ses expressions, dans la réalité qu’elle dépeint, qui frappe le coeur comme la tête. C’est peut-être la façon tout aussi québécoise avec laquelle Lafleur livre ses textes en chant, en inflexions nonchalantes qui se foutent du qu’en dira-t-on. C’est peut-être l’emballage musical de plus en plus raffiné, ponctué par le jeu subtil de Joël Vaudreuil à la batterie, par les harmonies vocales de ce dernier, par le lap steel et la basse simple et efficace de Nicolas Moussette et l’ajout du baryton de Mathieu Charbonneau. C’est peut-être l’ensemble de tout ces facteurs réunis. C’est peut-être que mes lunettes sont à l’envers…

Mais bon, je vous entraîne dans une analyse de chaque morceau d’Astronomie, question de vous mettre le cérumen à la cochlée (ben quoi… vous connaissez un meilleur équivalent sonore à l’expression « mettre l’eau à la bouche »?). Parce qu’on ne parle plus assez d’albums dans ce monde de consommation musicale à 0,99$ la pièce. C’est bien de se souvenir qu’il y a un processus créatif derrière un album, derrière l’ordre des chansons, les enchaînements. M’enfin, c’est parti!

« Intuition #1″ : L’ouverture de l’album est construite en grand crescendo (un peu comme « Talent »). C’est nouveau pour le groupe et ça fait du bien. On a l’impression d’errer dans une plantation brumeuse, on hésite. C’est le départ. « Tu diras que c’est l’instinct qui t’a mené jusqu’ici/Ce sera ton camp de base », chante Lafleur.

La chanson annonce le ton du disque : doux, gris, d’une triste beauté. Astronomie, c’est comme un phare dans le brouillard. Un repère où l’on se pose, en attendant de voir plus clair. Et ça continue avec…

« Défrichage » : La brume s’est levée, le soleil aussi. On part du « camp de base ». On cherche à tâtons vers quel bord on doit se diriger. Musicalement, la chanson rappelle beaucoup « Un nez qui saigne », sur Dans la nature jusqu’au cou. Beau.

« La journée qui s’en vient est flambant neuve » : Superbe usage d’une locution bien d’ici. Cette troisième piste de l’album est le moment le plus « fou » d’Astronomie. Par fou, on fait référence à « L’amour passe à travers le linge » ou « Si on change les équipes ce n’est plus une revanche ». Il y a quelque chose de naïvement réconfortant dans la promesse qui veut que la journée qui vient soit flambant neuve. C’est une de ces images, propres à l’univers de Stéphane Lafleur, qui parlent d’elles-mêmes. Pensez à « En attendant que ça paye ».

« Apprivoiser les avions » : Épique, magnifique épopée country racontant l’histoire d’une relation marquante qui n’est plus. Sept minutes de pure beauté, ficelée autour d’un même motif mélodique qui se répète à l’infini. Ça donne le goût d’aller s’échouer à Mirabel (vous savez, l’aéroport international financé par Trudeau, qui ne porte pas son nom et qui est à l’abandon?). Pensez à « La pire journée au monde ».

« Talent » : Une autre chanson en vagues, en crescendos. « Talent » fait merveilleusement suite à « Apprivoiser les avions » (le « pacing » de l’album est aussi efficace dans son entièreté). Ici, Lafleur semble s’émerveiller de la rencontre d’une personne aux capacités inhabituelles (« voir des formes dans le bois, de même », « dompter les rêves qui dévorent les hommes », « aimer les gens [sans vraiment les connaître]« ). Touchant.

« Deux colleys » : Un si petit texte qui meuble si bien une musique qui évoque la nuit, le rêve… « Va où tu vas/va où tu veux/comme deux colleys. » C’est étrange, mais on les imagine très bien, ces deux chiens, courir dans un champ, bourré de lucioles, pas loin des flammes, en écoutant le morceau.

« Astronomie » : Très courte composition instrumentale, qui fait le pont entre la fabulation imagée de « Deux colleys » et qui nous amène à…

« Veiller le feu » : Bam! On se retrouve devant un feu de camp, alors que Stéphane Lafleur questionne l’avenir éventuel d’une relation. Survivrons-nous à l’inévitable routine, aux tempêtes, aux travers qui agacent : « Tu voudras que je préfère/j’haïrai évidemment[...]Voudras-tu de moi demain? » La chanson se termine par un passage cuivré, un peu comme sur « Apaiser le singe ».

« Les oiseaux faussent aussi » : Conclusion magnifique. Lendemain de nuit mouvementée, réveil accompagné, déboussolé, incertitudes… Pour illustrer cette fresque de sentiments confus, Lafleur s’est inspiré d’une curiosité de la nature, prouvée scientifiquement, voulant que certains oiseaux faussent, eux aussi. Ceux-ci en sont désavantagés lorsqu’ils doivent séduire leur partenaire. L’auteur en a fait un refrain poignant qui vient mettre le point final à l’album.

Si vous ne connaissez pas encore Avec Pas d’Casque, vous pourrez toujours les découvrir avec Astronomie.

Bonne écoute.

Par Marc-André Labonté

Dans le micro-ondes: Guillaume Nolin

Dans le cadre de la série « Dans le micro-ondes », CISM vous présente ses artisans, animateurs, bénévoles, bons samaritains et autres piliers du 89,3 FM. Voici le questionnaire éclair de Guillaume Nolin, animateur de Schizophrénie.

Pour toi, CISM, c’est : C’est plus qu’une radio, c’est une école de pensée. C’est l’idée qu’on peut faire confiance à l’intelligence de notre public, qu’on puisse leur proposer des concepts qu’ils ne digèreront peut-être pas instantanément. C’est aussi d’être farouchement indépendant, de se servir de notre propre jugement, de nos propres sensibilités pour faire notre programmation, pas seulement au gré de la saveur du moment. Je crois que ça découle de la tradition des « college radios » américaines, mais c’est décuplé par le fait que CISM est au centre d’une culture vraiment distincte du reste de l’Amérique du Nord. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’ignorer ce qui se fait ici et ce qui vient d’ailleurs et qui est franchement original. Nous n’avons pas le choix d’être différents.

L’album que tu as écouté 10 000 fois et que tu écouteras encore 10 000 fois : Le premier album que je me suis procuré: 1967-1970 (album bleu) des Beatles. Je ne connais personne à l’épreuve de ça.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient quand tu étais jeune : Mon père est un grand fan de jazz. Il a une collection impressionnante d’enregistrements « grichants » de chanteuses des années 1940 (Billie Holiday, Ella Fitzgerald, etc.). Comme tout québécois de sa génération qui se respecte, il possède également une bonne sélection de « prog ». Sinon, on a écouté de la chanson francophone, de Brassens à Daniel Bélanger. J’ai même converti mon père à Jimmy Hunt!

La pire ou la meilleure expérience en ondes : Jadis, au cours de ma longue carrière à CISM, je venais parfois me glisser en studio vers 2h du matin et je faisais de la radio jusqu’à 6h, à la place des rediffusions et des mix de nuit. C’était de la radio à l’état pur.

Carte blanche dans une radio commerciale pendant 24h. Que fais-tu : Je pousse la logique à l’extrême en faisant jouer la même toune en boucle pendant 24 heures. Ou peut-être juste quatre mesures en boucle.

À part la radio, quels sont tes projets : Je finis ma maîtrise en sciences économiques. Disons que c’est un autre créneau. La radio et la musique ont toujours été des hobbies et j’aime ça ainsi. Ça ne m’a jamais empêché de dépenser beaucoup de temps à CISM depuis huit ans!

Le plus beau son : Celui d’un modem téléphonique qui se connecte à un réseau. Même des années après en avoir entendu un en direct, ça demeure un des sons les plus intéressants jamais produits par un objet de consommation.

Les images, c’est inutile parce que : Ça prend la moitié du cerveau pour les analyser. Cette matière grise peut être utilisée pour penser à autre chose à la place. L’ouïe est sur-développée chez les humains par rapport à nos besoins. Aussi bien s’en servir!

La radio au Québec a cruellement besoin de : Variété et d’audace. Les grands réseaux de radio se ressemblent beaucoup trop et on a tendance à toujours vouloir viser le plus petit dénominateur commun. Les réseaux anglophones sont encore pires, avec leurs reprises d’émissions de Clear Channel, aux États-Unis. On aime chialer contre la radio-poubelle de Québec (et avec raison), mais, au moins, elle a l’audace de proposer une programmation différente qui nous sort de notre zone de confort et qui ne plaira pas à tout le monde.

On ne parle pas assez de : Notre propre talent local. J’ai parfois l’impression que certains journalistes préfèrent pondre des articles sur des groupes d’ailleurs parce que l’information est déjà disponible, parce que c’est plus facile. J’aimerais que la presse musicale québécoise s’inspire un peu de ce qui se fait côté cinéma ou même pour la gastronomie, où chaque long-métrage et chaque nouveau restaurant a droit à une critique détaillée, des entrevues, etc. On va même jusqu’à en extraire l’essence de notre culture, expliquer les courants politiques et sociaux, en faire des thèses de doctorat! J’aimerais bien qu’on ait un Xavier Dolan de la musique franco, pour le meilleur et pour le pire.

Pour écouter Guillaume Nolin à CISM, allumez votre transistor le dimanche soir, dès 21h, et syntonisez le 89,3 FM.

Par Marc-André Labonté

CISM à SXSW 2012

CISM a envoyé un émissaire au grand rendez-vous annuel d’Austin, Texas, en la personne de Didier Charette. Notre correspondant de festival a pondu un petit texte pour parler, en partie, de son expérience.

Mardi 13 mars 2012, c’est le réveil dans notre petite banlieue à 4km au sud d’Austin.

Depuis dimanche j’ai vagabondé dans cette ville complètement folle qui ne vit que par et pour SXSW en ce moment. Le festival culturel est divisé en trois volets : film, interactif et musical, qui commence officiellement aujourd’hui. Depuis notre arrivée, c’est le volet interactif qui bat son plein avec des centaines de néo-compagnies de branding/technologies qui tentent de nous faire vivre l’expérience de leur marque en nous donnant des cadeaux. Tout est gratuit, partout. En 2 jours, j’ai amassé, un téléphone Nokia, trois paires de lunettes de soleil, un sac à dos, des t-shirts, des revues en plus de tous les repas qui sont offerts en échange du téléchargement d’applications.

Japandroids vole le show

Hier soir, j’étais au Mohawk Bar, sur la rue Red River, en plein cœur des festivités, pour assister à un spectacle de Wavves, DJ Kool Keith et du duo vancouvérois, Japandroids, présenté par TUMBLR. C’est Japandroids qui a ouvert le bal et comme je l’aime; les gars n’avaient pas dormi depuis samedi, car ils étaient au Brésil pour donner des spectacles et avaient du prendre l’avion pour Austin tout de suite après leur prestation de samedi soir à Porto Alegre. Le chanteur scandait que c’était pour l’amour du rock and roll. Ils étaient complètement fous, dans une bulle musicale de noise-pop qui entraînait la foule vers la débauche totale devant le soleil texan qui se couchait derrière la scène. La musique de Kool Keith est tombée à plat après toute l’énergie offerte par Japandroids.

La table est bien mise pour le reste du volet musical. Cette semaine, je planifie voir Grimes, Dragonette, DEV, Toddla T, SBTRKT, Andrew W.K, Sleigh Bells, Das Racist, Danny Brown en plus des spectacles de la Planet Québec avec Karim Ouellet, Fanny Bloom, Canailles, Dance Laury Dance ainsi qu’Ariane Moffatt avec qui nous aurons peut-être la chance d’aller «tirer du gun»… À suivre.

Bon, le centre-ville m’appelle, je vais m’y rendre pour faire ce qu’on nous apprend au primaire : faire la file!

Par Didier Charette (On prend toujours un micro, Palmarès du lundi)